Accueil » Brève histoire de l’Élevage Juan Díaz Navarro

Brève histoire de l’Élevage Juan Díaz Navarro

“El Ardón” est une belle propriété, une oliveraie surtout, située sur la commune d’Arjona dans la province de Jaén en Espagne. Elle m’a été transmise par ma mère, ses ancêtres la détenant depuis de nombreuses générations.

C’est mon père, Don Juan Díaz Criado, aujourd’hui décédé, qui a créé le fer qui marque aujourd’hui les animaux de mon élevage. Auparavant, il servait à marquer les juments et les chevaux utilisés pour l’agriculture à la ferme d’El Ardón.

Yeguada Juan Díaz NavarroCe fer reprend les initiales de ses noms et prénom : un C entourant un J et un D, pour “Juan Díaz Criado”.

Il y a eu des chevaux dans cette ferme depuis l’époque du Roi Muhammad 1er Al-Ahmar (né à Arjona en 1195, fondateur de la dynastie Nazride, il fut roi de Grenade où il fit construire l’Alhambra). On sait que “dans le pâturage d’Al-Hardón (probablement l’antique Setia, colonie romaine antérieure à Jésus-Christ), le premier roi de Grenade a appris à manier les chevaux et (…) et s’est entrainé à utiliser la massue et l’épée“. Avec la mécanisation des campagnes les chevaux ont été sur le point de disparaître; de fait seuls deux ou trois chevaux sont restés pour êtres montés, et ce sont eux qui, alors que j’étais enfant, m’ont fait aimer les chevaux.

Cet amour commença à se matérialiser, en 1970, avec l’achat à Jérez de pouliches de Romero Benitez, sur les conseils de mon maître , le vétérinaire Don Bartolomé Matéos Peral et de mon responsable d’élevage Don Francisco Casado Quero, tous deux passionnés et, surtout, d’une compétence peu commune. Ces deux personnes me guidèrent et m’aidèrent jusqu’à leur dernier jour.

Puis, quelques années plus tard, j’achetai d’autres juments au regretté Don José Bohorquez Ruiz, dans sa Ferme du Machorro de Médina Sidonia (dont Paroja, qui mériterait d’être dans le Guinness des records). C’est de ces deux origines centenaires, et en partant de la sélection que ces deux grands éleveurs avaient déjà effectuée, que je me suis lancé dans l’élevage de chevaux de pure race espagnole. A titre d’hommage à mes amis Ángel y José Bohórquez Ruiz, je joins une lettre manuscrite qui m’est adressée, où il est écrit « Cher ami, je te joins les certificats de naissance des 3 pouliches que tu as emmenées ; si tu as besoin de quelque chose de plus que je pourrais te fournir, un simple appel suffit. J’espère que ces pouliches deviendront de vraies bonnes juments ; cela s’obtient, comme tu me le disais ici même, en leur apportant tous les soins possibles, comme tu le sais. » Angel

J’ai toujours pensé que qualité et quantité ne faisaient pas très bon ménage, et les années d’expérience accumulées, tout comme les conseils avisés que j’ai reçus, m’ont confirmé dans ma conviction que pour maintenir la noblesse, les qualités et la fertilité de mes produits, il ne pouvait être question d’avoir plus de 10/15 poulinières.

Grâce aux éleveurs qui ont été au départ de mon élevage, grâce à mes deux inestimables amis, et avec un peu de sens commun (je vis à El Ardón depuis 1964 et suis ingénieur agronome de profession), nous avons avancé. En sélectionnant encore sur la bonne sélection de départ, nous somme parvenus à obtenir, non pas tant la beauté (qualité pour moi implicite du cheval espagnol authentique ) qu’un “savoir être”, fait d’élégance, de bon caractère, et de fonctionnalité, bien en marge de ce qu’on pourrait appeler les modes et tendances du monde du Pure Race Espagnol.

J’avais l’habitude de ne participer à aucun concours (à quelques exceptions près, comme le Concours Morfo-funcional de Jaén 2005, avec de très bons résultats) car je me dis que les plus de 300 chevaux et juments produits en quarante ans, répartis en Espagne, en Europe et en Amérique, parlent d’eux-mêmes. C’est pour cela que j’ai si peu de poulains et pouliches à la vente – pour ne pas dépasser le nombre que je me suis fixé – mais qui sont la preuve vivante de tout le chemin parcouru.

Aujourd’hui je suis le plus ancien éleveur de la province de Jaén et entre le vingtième et le vingt-cinquième de tout l’Espagne pour l’ancienneté et malgré tout, dans ce coin perdu de l’Andalousie, je poursuis les mêmes rêves qu’à mes débuts.

Pour maintenir la pureté du sang de mon cheptel, j’ai banni toute consanguinité. Aussi, tous les quatre ans, j’achète un poulain ou un cheval d’un autre élevage prestigieux. J’ai alors l’occasion de vérifier la valeur du dicton espagnol : “Si tu veux savoir ce que vaut ton poulain, vends-le et achète-en un autre.”

Parmi les étalons qui ont fait la monte dans notre élevage il faut noter Leviton, Reberte, Ulster, Telegrafico, Jenson, des Yeguada Militar, comme Velero XI et Cepellón (champions d’Espagne d’attelage à de nombreuses reprises menés par D. Juan Robles), ainsi que Colombiano III, JuiciosoVI, LlamativoII, etc, reproducteurs issus d’élevages connus et réputés.

Nos chevaux sont montés et attelés dans divers pays d’Europe et d’Amérique. Pour information je joins un article sur un des produits que j’ai vendu il y a plusieurs années, répondant au nom de Tramposo.

Je souhaite que les chevaux de mon élevage vous apportent autant de plaisir qu’ils m’en ont apporté.

Juan Díaz Navarro

PS : Il est loin le temps où on disait “à bon vin, point d’enseigne”. Aujourd’hui je vends des chevaux destinés aux compétitions de dressage, à des cavaliers de haut niveau et également à des clients étrangers.

Uso de cookies

Este sitio web utiliza cookies para que usted tenga la mejor experiencia de usuario. Si continúa navegando está dando su consentimiento para la aceptación de las mencionadas cookies y la aceptación de nuestra política de cookies. Pinche el enlace para mayor información. ACEPTAR

Aviso de cookies